
Isabelle Saladin, Présidente des Rebondisseurs Français, revient sur son parcours d’entrepreneure et la création d’ArtDV, l’une des premières marketplaces françaises, en 2008. Après quatre années d’activité, elle doit liquider son entreprise, une expérience qui lui fait découvrir les difficultés du financement, les réalités économiques d’un modèle d’affaires et le regard parfois sévère porté sur les entrepreneurs qui échouent. Elle évoque également l’influence de son parcours à l’étranger, qui a nourri sa créativité et sa volonté d’oser entreprendre. En 2018, elle fonde l’association Les Rebondisseurs Français pour faire évoluer le regard sur l’échec entrepreneurial. Réunissant aujourd’hui près de 4 000 chefs d’entreprise, le mouvement défend une autre approche : le rebond n’est pas synonyme d’échec, mais fait partie du quotidien de tout entrepreneur, confronté en permanence à des difficultés, des décisions et des changements de cap. Isabelle Saladin partage ensuite sa vision des réflexes à adopter pour mieux traverser les périodes difficiles. Elle insiste notamment sur la nécessité de ne pas s’isoler, de parler ouvertement de ses difficultés et de sortir de la posture que les entrepreneurs peuvent parfois s’imposer. L’anticipation et l’échange entre pairs sont également essentiels pour identifier des solutions avant que les problèmes ne deviennent irréversibles. Enfin, elle présente les initiatives des Rebondisseurs Français pour accompagner concrètement les dirigeants, notamment à travers des rencontres régionales et la Journée du Rebond. L’association travaille également à la publication d’un guide pragmatique consacré aux grands enjeux des entreprises, de la trésorerie à la compétitivité, en passant par l’intelligence artificielle. Pour Isabelle Saladin, le rebond repose avant tout sur un état d’esprit : accepter les difficultés, apprendre de ses expériences et continuer à avancer.